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La Mission

 

Faits et chiffres

Rapports

FACTSHEET 2012 – Haïti va de l’avant pas à pas [FR] FACTS AND FIGURES 2012 – Haiti is moving step by step [EN]

Contexte

Le 12 janvier 2010, Haïti est dévasté par un tremblement de terre d’une magnitude sans précédent. La région de Port-au-Prince en est l’épicentre. Au moins 225.000 personnes sont tuées, plus de 300.000 sont blessées et 2,3 millions – quasiment un quart de la population – sont déplacées. Le Gouvernement perd des milliers de fonctionnaires et la plupart de ses infrastructures, dont les plus importantes, sont en ruines. 102 membres du personnel des Nations Unies perdent également la vie dans l’effondrement du Quartier Général de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et d’autres bâtiments annexes. Cependant, en dépit de ces circonstances tragiques, la réponse apportée par les Nations Unies a été sans précédent, avec un mandat adapté à ce nouvel environnement exceptionnel.

Depuis le tremblement de terre, la MINUSTAH a assuré la sécurisation de la distribution de l’assistance humanitaire à quelque 4.3 millions de Haïtiens et aidé à fournir des abris provisoires à quelque 1.5 million de personnes. La MINUSTAH a également joué un rôle clé dans la sécurisation des zones urbaines haïtiennes et des camps de déplacés. La contribution des compagnies de génie militaire envoyées en renfort après le 12 Janvier 2010, s’est par conséquent étendue au déblaiement des décombres qui jonchaient les rues, à la réparation des routes, et à la mise sur pieds d’abris provisoires le plus rapidement possible. Un nouveau défi a testé la capacité de réponse de la MINUSTAH à la fin de l’année 2010 : l’épidémie du choléra et le passage de deux ouragans, pour lesquels la Mission a mobilisé ses ressources humaines, logistiques et financières pour assister les autorités et la communauté humanitaire dans la réponse à apporter aux personnes sinistrées.

Une fois la phase d’urgence passée, la MINUSTAH a poursuivi la mise en œuvre de son mandat, notamment en fournissant son appui technique et logistique à l’organisation des élections législatives et présidentielle.

Dans la continuité de plusieurs résolutions votées à partir de 2011, le Conseil de sécurité a adopté la Résolution 2119 dans laquelle il a prorogé d’un an le mandat de la MINUSTAH, et décidé de la réduction continue de ses effectifs militaires et policiers autorisés. Les effectifs militaires autorisés sont donc ainsi passés de 8.940 post-séisme à 5.021 prévus suite au retrait progressif d’éléments d’infanterie et de génie, et les effectifs de police de 4.391 à 2.601 officiers, comme recommandé par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans son rapport en date du 19 août 2013.

À l’avenir, tout aménagement de la configuration de la force devrait reposer sur l’état général de la sécurité sur le terrain, compte tenu du développement continu des capacités des autorités publiques, notamment par le renforcement en cours de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

Caractéristiques

Mission

Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti – MINUSTAH

Quartier Général

Port-au-Prince, Haïti

Bureaux régionaux

Cap-Haïtien, Fort Liberté, Gonaïves, Hinche, Jacmel, Jérémie, Les Cayes, Miragoâne, Port de Paix

Mandat actuel

Résolution 2012 – 10 octobre 2013

Effectifs (chiffres du 5 Février 2014)

5 824 militaires et 2 425 policiers UNPOL , 437 civils internationaux, 1 302 civils locaux et 195 volontaires des Nations Unies (VNU).

Le 10 octobre 2013, par sa résolution 2119, le Conseil de sécurité a décidé que l’effectif de la MINUSTAH pourra s’établir à 5 021 soldats de tous rangs et que la composante policière de la Mission pourra atteindre 2 601 membres.

Budget de la mission

Par sa résolution A/67/719 du 31 janvier 2013, l’Assemblée générale a affecté la somme de 572 270 800 dollars à l’entretien de la MINUSTAH pour la période allant du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014.

Pertes en vie humaines

65 militaires
33 agents de police de l’ONU (incluant les FPU)
42 civils (internationaux)
27 civils (locaux)
5 autres
Total : 173

sources : un.org

Précédents rapports

Site web du Département des opérations de maintien de la paix

 

Historique

La première mission

La première intervention des Nations Unies en Haïti date de février 1993, lorsqu’a été déployée la Mission civile internationale conjointe ONU-OEA en Haïti. En septembre 1993, le Conseil de sécurité a établi la première opération de maintien de la paix dans le pays, la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUHA).Toutefois, en raison du refus de coopérer des autorités militaires haïtiennes, la MINUHA n’a pas pu être complètement déployée à l’époque et s’acquitter de son mandat.

En juillet 1994, le Conseil de sécurité a autorisé, par sa résolution 940 (1994), le déploiement d’une force multinationale de 20 000 membres pour faciliter le retour rapide des autorités haïtiennes légitimes, maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays et promouvoir l’état de droit. La force multinationale a été suivie par une série de missions successives des Nations Unies de 1994 à 2001, dont notamment la MINUHA qui a assumé l’intégralité de ses fonctions en mars 1995, la Mission d’appui des Nations Unies en Haïti (MANUH), la Mission de Transition des Nations Unies en Haïti (MITNUH) et la Mission de Police civile des Nations Unies en Haïti (MIPONUH).

Tout au long de cette période, des faits positifs ont été enregistrés, notamment le rétablissement d’un certain degré de démocratie, avec la première passation des pouvoirs de manière pacifique entre deux présidents démocratiquement élus, le développement d’une société civile multiforme et sa participation croissante à l’instauration d’une culture politique fondée sur des valeurs démocratiques. Toutefois, il y a eu aussi des difficultés. Du fait de la poursuite de la crise politique et de l’instabilité qui l’a accompagnée, les réformes sérieuses ne se sont jamais concrétisées.

A l’issue des élections présidentielles et parlementaires de 2000, le Président Aristide et son parti Fanmi Lavalas se sont déclarés vainqueurs alors que le taux de participation n’avait guère dépassé 10 %. L’opposition ainsi que les membres de la communauté internationale a contesté les résultats et accusé le Gouvernement de manipulation. Le dialogue engagé ultérieurement entre le Gouvernement et l’opposition n’a pas abouti. L’opposition était de plus en plus réprimée par les éléments politisés de la Police nationale haïtienne et par des groupes armés irréguliers partisans du Gouvernement. À la fin de 2003, un nouveau mouvement d’opposition uni comprenant les partis politiques, les acteurs de la société civile ainsi que le secteur privé appelait à la démission du Président. La CARICOM a offert sa médiation et, le 31 janvier 2004, a présenté un plan d’action préliminaire, suivi en février d’un plan d’application élaboré par le Groupe des Six, à savoir les Bahamas pour la CARICOM, le Canada, l’Union européenne, la France, l’OEA et les États-Unis. Ces deux plans ont été acceptés par le Président Aristide. Le plan d’action préliminaire appelait à des réformes profondes, y compris la formation d’un nouveau gouvernement, tout en permettant au Président Aristide de terminer son mandat. Cependant, l’opposition a refusé d’appuyer le plan. Plusieurs initiatives diplomatiques, conduites par la CARICOM et l’OEA, ont été menées par la suite en vue de sortir de l’impasse politique et d’éviter une aggravation de la crise politique.

Arrivée de la MINUSTAH

Au début de février 2004, un conflit armé a éclaté dans la ville des Gonaïves et les combats ont touché quelques jours plus tard d’autres villes. Les insurgés ont progressivement pris le contrôle d’une grande partie du nord du pays. Malgré les efforts diplomatiques, l’opposition armée a menacé de marcher sur la capitale haïtienne. Tôt le matin, le 29 février, M. Aristide a quitté le pays. Le Premier Ministre, Yvon Neptune, a donné lecture de sa lettre de démission. Quelques heures plus tard, Boniface Alexandre, Président de la Cour suprême, a prêté serment comme Président intérimaire, conformément aux dispositions constitutionnelles régissant la succession. Le 29 février au soir, le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’Organisation des Nations Unies a présenté la demande d’assistance du Président intérimaire, par laquelle l’autorisation était donnée aux contingents internationaux d’entrer en Haïti.

Comme suite à cette demande, le Conseil a adopté la résolution 1529 (2004) autorisant le déploiement d’une force multinationale intérimaire et s’est déclaré prêt à créer ensuite une force de stabilisation des Nations Unies pour faciliter la poursuite d’un processus politique pacifique et constitutionnel et le maintien de conditions de sécurité et de stabilité. Comme l’autorisait la résolution, la Force multinationale intérimaire a immédiatement commencé à se déployer en Haïti.

En consultation avec le Président intérimaire, le Premier Ministre d’alors prend des mesures pour former un gouvernement de transition. Le 17 mars 2004, le Premier Ministre, en consultation avec le Conseil des sages (un groupe d’éminentes personnalités) a formé un gouvernement de transition de 13 membres.

Afin de parvenir à un large consensus politique concernant les activités du Gouvernement de transition, un pacte politique dénommé le « Consensus de transition politique » (Pacte), a été signé par le Premier Ministre, au nom du Gouvernement de transition, les membres du Conseil des sages, les représentants des groupes politiques et les organisations de la société civile. Les signataires sont parvenus à un accord général sur la transition politique, qui sera caractérisée par la tenue des élections municipales, parlementaires et présidentielles en 2005 et prendra fin avec l’installation du nouveau président élu. Le parti politique Fanmi Lavalas dénonce le Pacte.

Le Pacte définit aussi les mesures à prendre pendant la période de transition dans les domaines suivants : sécurité, développement, lutte contre l’impunité et la corruption, décentralisation, élections, réformes judiciaires, initiatives en faveur d’une conférence nationale et d’un nouveau contrat social, renforcement institutionnel des partis politiques et des organisations de la société civile, réinsertion des anciens éléments armés et professionnalisation de la Police nationale haïtienne. En outre, il a été convenu de créer des commissions pour examiner les questions telles que les récentes violations des droits de l’homme, les malversations financières et d’autres questions liées à l’ancienne armée. Le Pacte souligne la nécessité de fournir une assistance aux victimes du gouvernement précédent. Il dispose également que les signataires engageraient des discussions avec l’Organisation des Nations Unies concernant le statut de la Force multinationale intérimaire et de l’opération de maintien de la paix consécutive.

Dans un rapport au Conseil de sécurité (S/2004/300) daté du 16 avril 2004, le Secrétaire général des Nations Unies s’est félicité de la signature, par de nombreux dirigeants haïtiens représentant différentes composantes de la société, du Pacte politique qui définit la voie à suivre pendant la période de transition. Il a toutefois regretté « que ce pacte n’ait pas été l’occasion de rapprocher tous les grands mouvements politiques, comme cela aurait pu être le cas. Tous les Haïtiens devraient avoir la possibilité – et ne pas laisser passer l’occasion – de participer réellement à un débat national ouvert», a-t-il souligné.

Comme le prévoit la résolution 1529 (2004) du Conseil de sécurité et compte tenu des conclusions de l’Équipe d’évaluation multidisciplinaire envoyée dans le pays en mars 2004, le Secrétaire général a recommandé la création d’une opération multidimensionnelle de stabilisation en Haïti, qui serait dénommée Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Souscrivant aux recommandations du Secrétaire général, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1542 du 30 avril 2004, établissant la MINUSTAH pour une durée initiale de 6 mois et a demandé que la passation de pouvoirs de la force multinationale intérimaire s’effectue le 1er juin 2004.

Lors de cette même date, on assiste à l’installation du contingent brésilien à Port-au-Prince et la réaffectation des troupes chiliennes de la Forces multinationale intérimaire à la MINUSTAH en tant que forces de maintien de la paix des Nations Unies. Les autres contingents de la Force multinationale – Canada, France, et États-Unies d’Amérique- ont poursuivi leurs activités comme prévu dans la résolution 1542 (2004) et continué d’assumer la responsabilité opérationnelle des forces dans le pays.

Conformément au schéma opérationnel militaire retenu, les contingents de la MINUSTAH seront déployés par phases successives dans au moins sept secteurs sur l’ensemble du territoire. Une équipe de huit agents de police civile a été pré déployée dès le 1er juin et a commencé à établir le quartier général de la police civile et à procéder à un bilan de la structure, des besoins en formation, de la logistique et de l’administration de la Police nationale haïtienne (PNH), avec laquelle des liens étroits ont été instaurés.

En automne 2004, le déploiement des contingents dans l’ensemble du pays a continué d’être une tâche prioritaire majeure pour la MINUSTAH afin de stabiliser l’état précaire de la sécurité et de contribuer à créer les conditions nécessaires pour l’application des autres volets du mandat. Le 8 novembre 2004 l’effectif de la Mission était de 4,493 personnes. L’arrivée de contingents supplémentaires a permis à la Mission de se déployer dans l’ensemble du pays. A la même date, l’effectif de la police civile de la Mission comprenait 978 personnes, dont 560 policiers et 6 unités constituées.

Début 2005, la plupart des acteurs politiques semblent être favorables à l’instauration d’un dialogue national et à l’organisation d’élections conformément au calendrier proposé par le Conseil électoral provisoire. Le Gouvernement de transition a continué à défendre le pacte intitulé « Consensus de transition politique », qui a été signé le 4 avril 2004.

La composante de la police de la MINUSTAH a continué d’apporter un appui opérationnel à la PNH. En même temps, la Mission a de plus en plus fait porter ses efforts sur la formation et le renforcement des capacités de la police nationale et a commencé à mettre en œuvre un programme de coimplantation, qui facilitera la fourniture de conseils, d’un soutien et d’une formation à tous les niveaux de la police. Les conseillers de la police de la Mission à l’École de police ont continué d’encadrer et de faciliter la formation de la seizième promotion de la PNH qui comprend 368 nouvelles recrues, dont 15 femmes. En outre, la Mission a aidé à la formation de 37 commissaires de police et de 49 inspecteurs de police.

En été 2005, le gouvernement de transition a continué d’être en butte à de graves difficultés dans des domaines essentiels, tels que la sécurité, les droits de l’homme et les conditions de vie, ainsi qu’aux critiques de divers secteurs de la société. Les tensions politiques et les problèmes de sécurité ont atteint leur paroxysme lorsque le journaliste et poète de renom, Jacques Roche, a été retrouvé assassiné le 14 juillet, quatre jours après son enlèvement. Pendant cette même période le processus électoral a relativement progressé dans son ensemble. Il reste tout de même que le bon déroulement du processus se heurte à d’importants obstacles d’ordre technique et le dialogue politique demeure à l’état embryonnaire.

Une des priorités de la Mission c’est la réforme de la Justice, qui compte différentes facettes. La professionnalisation de la Police nationale haïtienne ne sera durable que si elle s’accompagne d’un progrès général des systèmes judiciaire et pénitentiaire. L’examen de la MINUSTAH montre que bien des procédures ne respectent pas les normes internationales. Les quelques décisions rendues par les tribunaux sont rarement exécutées. La corruption semble miner la confiance dans le système judiciaire à tous les niveaux. En outre, la dépendance excessive du judiciaire par rapport à l’exécutif le rend peu crédible. De l’avis de la Mission, le renforcement à long terme des capacités des systèmes judiciaire et pénitentiaire exigera des autorités haïtiennes qu’elles donnent une structure et une base juridiques plus solides au système judiciaire.

Début 2006, l’événement le plus marquant a été la tenue des élections nationales libres et régulières, qui ont abouti à la constitution d’un parlement largement représentatif et d’un gouvernement multipartite à l’issue de consultations générales. 45 partis politiques et 33 candidats présidentiels étaient en liste et plus de 60% des électeurs inscrits ont participé à l’élection présidentielle et au premier tour des législatives le 7 février 2006. M. René Préval est devenu Président de la République d’Haïti le 14 mai. Dans son discours d’investiture, il a demandé qu’il soit fait place au dialogue pour apporter la stabilité dans le pays. Le 30 mai, le président a nommé Jacques Edouard Alexis au poste de Premier Ministre.

Au mois de décembre 2006, les élections municipales et locales se sont déroulées à travers le pays. Près de 29,000 candidats étaient en liste pour près de 10,000 postes municipaux et locaux. Pendant ce scrutin, la MINUSTAH s’est chargé des aspects logistique et sécuritaire.

 

Leadership

Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef de la mission

Sandra Honoré (Trinité-et-Tobago)

SRSG Sandra Honore PortraitMme Sandra Honoré, qui a pris ses fonctions le 15 juillet 2013, succède à M. Mariano Fernández Amunátegui, du Chili, qui a achevé son mandat le 31 janvier 2013.

Mme Honoré apporte avec elle une vaste expérience des fora multilatéraux, y compris en tant que Chef de Cabinet du Sous-Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), de 2000 à 2005. Elle fut également Assistante spéciale du Chef de la Mission d’observation électorale de l’OEA en Haïti, de 1995 à 1996.

Diplomate de carrière depuis 1979, Mme Honoré a servi son gouvernement dans de nombreuses fonctions. Elle a été Ambassadrice au Costa Rica jusqu’en août 2012 et a occupé plusieurs postes au Service diplomatique national, y compris ceux de Chef du protocole au Ministère des affaires étrangères, en 2007, et de Directrice de la CARICOM et des affaires des Caraïbes, en 2005. Auparavant, elle avait été membre des missions diplomatiques aux États-Unis, de 1997 à 2000, et au Brésil, de 1983 à 1988. Elle avait également travaillé au Cabinet du Premier Ministre.

Mme Honoré est diplômée en langues modernes des Universités de Besançon et de Bordeaux, en France. Elle est titulaire d’un diplôme en relations internationales de l’« University of the West Indies » à Trinité-et-Tobago, et d’un diplôme en interprétariat de la « Polytechnic of Central London ».

Née en 1953 à Tunapuna, à Trinité-et-Tobago, Mme Honoré est mariée et mère d’un enfant


Représentant spécial adjoint du Secrétaire général

Carl Alexandre (Etats-Unis)

Carl Alexandre, Représentant spécial adjoint Secrétaire général M. Alexandre est membre du Senior Executive Service du Gouvernement des Etats-Unis depuis 2001. Il dispose d’une vaste expérience managériale et de direction dans les domaines du développement international et de l’état de droit. Il a été le Directeur du Bureau de développement, d’assistance et de formation du personnel de justice à l’étranger du Département de la Justice des Etats-Unis, où il supervisait les initiatives de développement et de mise en œuvre des initiatives dans le secteur de la sécurité et de l’état de droit à travers le monde. Il a également rempli les fonctions de Conseiller juridique principal résident en Haïti, pour le compte de son Gouvernement, de novembre 1994 à juin 1997.

Il est diplômé en administration publique du Collège John Jay de Justice Criminelle de l’Université de la ville de New York et Docteur en droit de l’Université d’Oklahoma City.

M. Alexandre est marié et père de deux enfants.


Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire

Peter de Clercq (Pays-Bas)

DSRSG Peter De Clercq PortraitPeter de Clercq, des Pays-Bas, était précédemment Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Somalie (Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie, MANUSOM), et Représentant spécial adjoint pour la Somalie (Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie, UNPOS). Il apportera dans ses nouvelles fonctions une solide expérience en matière de gestion des processus politiques, de développement du secteur de la sécurité, de gestion des opérations et des situations d’urgence, de protection des civils et du respect de l’état de droit, ainsi que pour mobiliser l’aide humanitaire et l’aide au développement.

M. de Clercq a également occupé le poste de Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire par intérim des Nations Unies au Soudan. Auparavant, il a travaillé pendant 27 ans auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) où il a occupé divers postes au siège du HCR à Genève et à son bureau à Budapest, ainsi que sur le terrain en participant à des missions au Soudan, au Zimbabwe, en Angola et au Pakistan. Il a aussi appuyé les activités du Département des opérations de maintien de la paix en République démocratique du Congo (RDC), ainsi que celles du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Soudan.

Titulaire d’une maîtrise en sociologie du développement de l’Université de Tilburg (Pays-Bas), M. de Clercq est également diplômé en relations internationales de l’Institut Clingendael, à La Haye (Pays-Bas).

Né en 1959, M. de Clercq est marié et père de cinq enfants.


Commandant de la force militaire

Lieutenant Général José Luis Jaborandy Jr (Brésil)

José Luis Jaborandy Jr, Commandant de la force militaire

Le général Jaborandy Jr remplace son compatriote, le général Edson Leal Pujol, qui a terminé sa mission le 15 mars 2014.

Le général Jaborandy Jr est entré dans l’armée brésilienne en 1976. Il est devenu officier d’infanterie en 1979, avant de faire une carrière militaire remarquable dans un certain nombre de postes de commandement et d’administration. En tant que général de division, il a commandé la 2e brigade d’infanterie Jungle, de 2010 à 2011. En 2011, il a été nommé Chef d’état-major du Commandement militaire de l’Amazone. En 2013, après avoir été promu à son grade actuel, le général Jaborandy Jr a été Commandant de la 8e région militaire du Brésil, son poste le plus récent.

Il a aussi été conseiller parlementaire à l’état-major de l’armée et membre du Groupe d’observateurs des Nations Unies en Amérique centrale (ONUCA) en 1991, et de la Mission d’observation des Nations Unies en El Salvador (ONUSAL) en 1992.

Le général Jaborandy Jr est diplômé de l’École d’état-major de l’armée brésilienne, de l’Institut des hautes études militaires du Portugal et du Collège interaméricain de défense aux Etats-Unis.

Né en 1958, le général Jaborandy Jr est marié.


Commissaire de Police

Luis Miguel Carrilho (Portugal)

Luis Miguel Carrilho, Commissaire de Police

M. Luis Miguel Carrilho a été nommé Commissaire de police à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) le 9 janvier 2013.

Le Commissaire Carrilho a rejoint les Nations Unies en 1996, travaillant principalement sur ??la formation de la police civile de la Mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine (MINUBH) jusqu’en 1998. Au cours des années 2000 et 2001, il fait un retour aux Opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le cadre de la l’Administration transitoire des Nations Unies au Timor-Lest (UNTAET).

À cette époque, M. Carrilho a servi à titre de directeur du Collège de formation policière du Timor-Leste et comme porte-parole du Commissaire de police de l’UNTAET.

Il a finalement œuvré à titre de Commissaire de police de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Lest (UNMIT) de février 2009 jusqu’à la fermeture de la Mission en décembre 2012.

Le Commissaire Carrilho a travaillé auparavant au Bureau du Président du Portugal en tant que Chef de la sécurité, où il était responsable de la supervision de la sécurité du Président.

Il a également servi en tant que Commandant de l’Unité de protection rapprochée de la Police de la Sécurité publique, responsable de la sécurité pour les dirigeants nationaux ainsi que les dignitaires étrangers en visite au Portugal. Vers la fin des années 1990, il a travaillé en tant que Chef de cabinet du Directeur du Collège de police du Portugal.

Le mandat de la MINUSTAH

1. Le Dialogue politique et les élections

Appuyer le processus politique en cours:

Favoriser le dialogue politique sans exclusive et la réconciliation nationale
Fournir un soutien logistique et sécuritaire dans la perspective des prochaines élections


2. Extension de l’autorité et renforcement des capacités de l’État

Appui institutionnel

Au niveau central : conseils et assistance technique en vue de renforcer les capacités législatives du Parlement et les capacités exécutives des ministères.
Au niveau local: assistance technique aux autorités déconcentrées (Délégations & Vice-Délégations), aux Communes et Sections Communales (formations, séminaires, réunions-débats, appui technique…).

QIPS – Projets à impact rapide

Aider le Gouvernement haïtien à renforcer les institutions étatiques en fournissant des services spécialisés aux principaux ministères.
Appuyer les autorités locales dans la mise en place des structures d’État (réhabilitation de mairies et de palais de justice, formation des contrôleurs financiers, trousses de démarrages pour les mairies…)

Appui à la gestion intégrée des frontières

Fournir un appui technique dans l’élaboration par le gouvernement du plan de gestion des frontières.
Faciliter la mise en place de patrouilles le long des frontières terrestres et maritimes.


3. Maintien de la sécurité publique

La section de la RVC (Réduction de la violence communautaire) appuie :

La Réinsertion :
- en milieu carcéral et des anciens éléments armés
- la création d’opportunités économiques dans les zones affectées par la violence, comme solution alternative à la violence armée. (Projets à haute intensité de main d’oeuvre).
- sensibilisation et mobilisation sociale des acteurs contre la violence

La maitrise et le contrôle des armes à feu :
- la mise en place d’un système d’enregistrement des armes à feu
- la révision, l’adoption et l’application de la législation sur le contrôle des armes


4. Appui à la réforme de l’état de droit

Réforme de la Police

Appuyer la Professionnalisation de la PNH (formations, conseil et appui technique, monitoring et mentoring).
Renforcer les capacités par l’appui à la formation de nouvelles promotions de la PNH.
Accompagner le processus de certification des policiers (intégrité et compétences).

Réforme de la Justice

Conseiller et apporter un appui technique à la restructuration du MISP
Renforcer les capacités des magistrats, juges de paix, huissiers, greffiers.
Accompagner la modernisation de la Législation haïtienne.

Réforme du système pénitentiaire

Appuyer la mise en œuvre du plan stratégique de la DAP.
Appuyer l’encadrement et la formation du personnel pénitentiaire.
Renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles.


5. Droits de l’homme

Monitoring des violations des droits de l’homme par les autorités de l’Etat (Police, Justice, Prisons).
Renforcement des capacités institutionnelles en matière de droits de l’Homme (Police, Justice, Prisons, OPC et ONG).
Plaidoyer pour la place des droits de l’homme dans le développement et la lutte contre la pauvreté (droits économiques sociaux et culturels).

Après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 Janvier 2010, le Conseil a, par la résolutions 1908 du 19 janvier et la 1927 PDF Document du 4 juin, augmenté les niveaux de forces globaux de la MINUSTAH pour appuyer le rétablissement immédiat, de reconstruction et de stabilité. Il a demandé à la MINUSTAH de continuer, dans le cadre de son mandat actuel, sa collaboration avec l’OCHA et l’équipe de pays des Nations Unies à soutenir les efforts humanitaires et de la récupération et à la suite encouragé tous les acteurs de continuer à s’engager dans une planification conjointe et la coordination au niveau national et local. Le Conseil a encouragé la MINUSTAH de fournir un soutien logistique et l’expertise technique pour aider le Gouvernement d’Haïti de poursuivre ses activités pour renforcer les capacités de ses établissements de primauté du droit au niveau national et local, et d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie de réinstallation du gouvernement pour les déplacés personnes. Il a demandé à la Mission de continuer son soutien au Gouvernement haïtien et le Conseil électoral provisoire dans la préparation et la conduite des élections en Haïti, et de coordonner l’assistance électorale internationale en Haïti, en coopération avec d’autres acteurs internationaux, y compris l’OEA.

Rapports du Secrétaire Général sur la MINUSTAH

2014

Rapport N1424888

23 Mars 2014
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2013

Rapport S/2013/493

19 août 2013
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Rapport S/2013/139

8 mars 2013
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2012

Rapport S/2012/678

31 août 2012
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Rapport S/2012/128

8 mars 2012
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2011

Assemblée Générale A/66/332

2 septembre 2011
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Rapport S/2011/540

25 août 2011Télécharger

2010

Rapport S/2010/446

1 septembre 2010
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Rapport S/2010/1200
22 avril 2010
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2009

Rapport S/2009/446

1 septembre 2009
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Rapport S/2009/1200

06 mars2009
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2008

Rapport S/2007/503

27 août 2008
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Rapport S/2008/202

26 mars2008
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2007

Rapport S/2007/503

22 août 2007
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2006

Rapport S/2006/1003

19 décembre 2006
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Rapport S/2006/592

28 juillet 2006
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Rapport S/2006/60
2 février 2006
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2005

Rapport S/2005/636

6 octobre 2005
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Rapport S/2005/313Add.1

23 juin 2005
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Rapport S/2005/313

13 mai 2005
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Rapport S/2005/124

25 février 2005
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2004

Rapport S/2004/908

18 novembre 2004
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Rapport S/2004/698

30 août 2004
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Rapport S/2004/300

16 avril 2004
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Résolutions du Conseil de Sécurité

Conseil de securite

  • Résolution 2119 – 10 octobre 2013 : [fr] [en]
  • Résolution 2070 – 12 octobre 2012 : [fr] [en]
  • Résolution 2012 – 14 octobre 2011 : [fr] [en]
  • Résolution 1944 – 14 octobre 2010 :  [fr]
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