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Au 31 mars 2017, la dette d’Haïti s’élève à 3 milliards de dollars


La 3e journée du 7e Sommet international sur la finance a été consacrée aux finances publiques avec un accent particulier mis sur la dette d’Haïti. Au niveau interne, la Bqnque de la République d'Haïti (BRH) est le plus grand créancier d’Haïti alors que notre plus grand créancier au niveau bilatéral est le Venezuela. De 2008, l’année de l’allègement de la dette d’Haiti, à 2017, Haïti doit environ 3 milliards de dollars pour peu de progrès.


Publié le 2017-04-26 | Le Nouvelliste

National -
Haïti doit, jusqu’au 31 mars de cette année, 200 milliards, 61 millions et 650 mille gourdes (soit 3 milliards de dollars américains) de dettes externes et internes. Ce chiffre a été communiqué ce mercredi 26 avril dans le cadre de la 3e journée de la 7e édition du Sommet international sur la finance, par Jean Donat André, représentant du ministère de l’Économie et des Finances. « Cette somme est ventilée entre la dette interne, 58 milliards de gourdes, et la dette externe, 141 milliards de gourdes », a-t-il expliqué. Selon Jean Donat André, les deux plus grands créanciers d’Haïti au niveau interne et externe sont respectivement la Banque de la République d’Haïti et le Venezuela. « Au niveau interne, on peut dénombrer les bons du Trésor, la dette envers la BRH, les dettes vis-à-vis des autres banques commerciales (notamment la BNC), les dettes envers les autres créanciers (fournisseurs de services, expropriations, etc.) », a-t-il détaillé. Pour la dette externe, Haïti compte des créanciers bilatéraux, notamment le Venezuela et le Taïwan, et des créanciers multilatéraux, notamment le FMI et la BID. Jean Donat André souligne également l’existence d’un service de la dette qui s’occupe du remboursement. « 11 milliards de gourdes ont été alloués au budget 2016-2017 à ce service. Du 1er octobre au 31 mars, 3.2 milliards de gourdes ont été versées pour le paiement de la dette interne alors que 2.2 milliards ont été allouées à la dette externe », a-t-il fait savoir. L’Etat haïtien doit aussi de l’argent à d’autres entreprises et fournisseurs de services. Ainsi, jusqu’au 31 janvier, les arriérés envers les créanciers et fournisseurs de services étaient de 2 milliards de gourdes et 12 millions de dollars, les arriérés envers les entreprises qui exécutent des projets étaient de 218 millions de gourdes et 6 millions de dollars. A cela, il faut ajouter les 925 millions de gourdes que l’Etat central doit à l’EDH pour l’électricité. Pour le P.D.G. du Group Croissance, Kesner Pharel, la dette d’Haïti va en augmentant alors que les résultats économiques se font rares. Il souligne que la dette d’Haïti n’est certes pas insoutenable, mais la situation demeure difficile. Car, souligne-t-il, nous sommes obligés de rembourser le Venezuela qui n’avait pas fait cette exigence lors des premières années suivant la signature de l’accord PetroCaribe. « Cette année, 11 milliards de gourdes sont allouées au service de la dette. Par contre, le budget du ministère de l’Agriculture, dans un pays essentiellement agricole, est de 7 milliards de gourdes. Donc, nous dépensons plus d’argent dans le remboursement de la dette que dans l’investissement à l’agriculture. Dans le domaine social, le montant alloué au remboursement est également supérieur aux 6 milliards et 700 millions de gourdes accordées au ministère de la Santé publique et de la Population », a-t-il fait remarquer. Kesner Pharel a insisté sur la nécessité que les dettes contractées par Haïti soient investies dans la production. « Nous n’avons pas la capacité de rembourser le montant que nous avons emprunté. On exécute de grands projets d’infrastructures sans savoir s’ils vont générer de l’argent », a-t-il déploré, plaidant pour une gestion plus rationnelle de la dette à l’avenir.

Reference: http://lenouvelliste.com/article/170499/Au%2031%20mars%202017,%20la%20dette%20d%E2%80%99Ha%C3%AFti%20s%E2%80%99%C3%A9l%C3%A8ve%20%C3%A0%203%20milliards%20de%20dollars


Haïti - Économie : Le FMI estime à 28,9% du PIB la dette d’Haïti en 2017

Haïti - Économie : Le FMI estime à 28,9% du PIB la dette d’Haïti en 2017

 

Dans son dernier rapport sur Haïti, le Fonds Monétaire International (FMI) indique que selon ses estimations la dette publique d’Haïti, qui était de 2,4 milliards de dollars (28.8% du Produit Intérieur Brut - PIB) fin 2016, représentera 28.9% du PIB en 2017, 32.7 % en 2018, 35.3% et 37.7% en 2019.

Environ 75% de la dette extérieure d’Haïti sont des sommes à payer au Venezuela dans le cadre du programme PetroCaribe à des conditions concessionnelles. 

Au 31 décembre 2016 (derniers chiffres disponibles), la dette à long terme cumulée d’Haïti, devant être remboursé au Venezueal sur une période de 25 ans, s’élevait à 2,1 milliards de dollars américains (2,197,736,488.26), cependant, suite au séisme de 2010, la République Bolivarienne du Vénézuela avait annulé officiellement un peu plus de 360 millions (360,787,858.03) sur la dette long terme. Par conséquent, la dette effective d'Haïti au 31 décembre 2016 était de 1,836,948,630.23.

Le reste de la dette extérieure provient en grande partie de créances concessionnelles contracté auprès d’autres institutions multilatérales. 

Par ailleurs, le rapport du FMI précise que la dette publique intérieure d’Haïti, s’élève à 112 millions de dollars, principalement sous forme de bons du Trésor à moyen terme, qui sont détenus par des banques commerciales locales.

Selon le rapport, le risque d’endettement d’Haïti est passé de modéré à élevé dans les perspectives de croissance à long terme et d'une augmentation des emprunts qui souligne d'autre part que les indicateurs de la dette du secteur public, démontre un risque global élevé de détresse de la dette. 

Reference: http://www.haitilibre.com/article-20101-haiti-economie-le-fmi-estime-a-28-9-du-pib-la-dette-d-haiti-en-2017.html

La dette publique d’Haïti représentera 28.9 % du PIB pour 2017

Dans son dernier rapport sur Haïti publié le 6 février 2017, le Fonds monétaire international (FMI) a fait savoir que le stock de la dette publique d’Haïti cette année représentera 28.9 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays. C’est une projection. À la fin de 2016, le stock de la dette publique du pays était de 2.4 milliards de dollars (28.8 % du PIB), composé principalement de la dette extérieure, à des conditions concessionnelles, estime l’institution.


« En 2018, la dette publique représentera 32.7 % du PIB. En 2019, elle représentera 35.3 % du PIB. En 2020, 37.2 %. En 2021, 37.7 %. En 2026, 48.6 %. En 2036, 53.9 %. », a fait savoir le FMI à travers ses estimations sur la dette publique d’Haïti.

« La dette publique externe représente la majorité du total de la dette (24 pour cent du PIB), environ trois-quarts, dont la dette provenant des importations du pétrole du programme vénézuélien PetroCaribe, généralement fait à des conditions concessionnelles. Et le reste provient en grande partie des créances concessionnelles des institutions multilatérales. Les arriérés extérieurs dûs au Venezuela pour l’exercice 2015/16 pour les livraisons de carburant dans le cadre du programme PetroCaribe (environ 47 millions de dollars américains) sont en cours de restructuration. La dette publique intérieure s’élève à 112 millions de dollars, principalement sous forme de bons du Trésor à moyen terme détenus par des banques commerciales », analyse le rapport.

L’analyse de la viabilité de la dette a été établie conformément au cadre conjoint révisé de soutenabilité de la dette de la banque et du Fonds pour les pays à faibles revenus. Le risque d’endettement d’Haïti est passé de « modéré » à « élevé », dans les perspectives de croissance à long terme, une augmentation des emprunts projetés, et l’impact de l’ouragan dévastateur Matthew, observe le FMI.

La reconstruction à la suite de l’ouragan Matthew, avise le FMI, nécessitera une forte augmentation des dépenses publiques, les recettes budgétaires restant globalement stables. « Si les entrées d’aide peuvent entraîner une certaine appréciation réelle et une amélioration des taux d’endettement à court terme, le taux de change réel finira par se déprécier vers son équilibre à long terme, contribuant ainsi à une éventuelle augmentation des ratios d’endettement », poursuit l’institution.

De même, souligne le FMI, la croissance réelle de la production devrait revenir à son rythme annuel moyen de 2 %. Ce scénario de base suppose que les améliorations des politiques énergétiques permettent des gains fiscaux grâce à la baisse des prix mondiaux du pétrole et qu’il y aura une augmentation progressive des dépenses d’investissement public en dehors des efforts de reconstruction postouragan, conditionne-t-il.



L’analyse de la viabilité de la dette précédente (2015) a mis en garde contre les vulnérabilités d’Haïti alors même qu’elle affectait un niveau modéré de risque de détresse. Bien qu’elle fournisse une évaluation plus favorable que cette analyse actuelle, l’analyse de la viabilité de la dette de 2015 a souligné que l’équilibre des risques restait à la baisse. Certains de ces risques se sont concrétisés depuis la dernière évaluation.

En 2015 et 2016, la croissance s’est ralentie dans un contexte de sécheresse sévère, affectant le secteur agricole, et de baisse des investissements, découlant des contraintes du financement public en raison de l’incertitude politique persistante. Le taux de change s’est également déprécié plus vite que prévu et l’inflation des prix à la consommation s’est accélérée par rapport aux attentes.

Enfin, le pays a subi de lourdes pertes après l’ouragan Matthew. Les efforts de reconstruction devraient permettre de relancer la croissance à court terme et d’améliorer l’accès au financement concessionnel. Ces facteurs ont pesé sur les perspectives du pays et sur l’évaluation de la dette extérieure.

Selon le FMI, les indicateurs de la dette du secteur public indiquent un risque global élevé de détresse de la dette. Dans le scénario de référence, le ratio de la dette publique totale sur le ratio de la dette publique au PIB franchit le seuil indicatif de 38 pour cent à partir de 2027. Ce ratio monte à son maximum à 43 % en 2032-33 et diminue ensuite jusqu’à la fin de la période de projection (2036).

Deux facteurs conduisent à l’augmentation de ce ratio au cours des dix à quinze prochaines années selon le rapport. Le premier est la réversion du taux de croissance du PIB à un taux annuel moyen de 2 %, plus proche, quoiqu’encore bien meilleur, du taux de croissance moyen sur 30 ans de 0.8 %. Le deuxième facteur à l’origine de l’augmentation du ratio est le recours continu à des flux créés par la dette (quoique néanmoins concessionnels) pour financer le déficit de la balance courante.

Reference: http://www.lenational.org/dette-publique-dhaiti-representera-28-9-pib-2017/

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